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Le Girardin est l’une des niches fiscales les plus efficaces… et des plus controversées pour réduire son impôt sur le revenu.

En investissant dans les Départements et Collectivités d’Outre-mer, vous pouvez en effet bénéficier d’une réduction d’impôt qui peut atteindre… 120% du montant investi ! Il s’agit de l’investissement qui présente le plus fort levier de défiscalisation.

Mais comment est-ce possible ? Qu’est-ce que cela cache ? Explications !

La loi Girardin en quelques mots

En 2003, l’Etat a mis en place un dispositif de défiscalisation particulièrement avantageux : le Girardin.

L’objectif de cette loi Girardin est de favoriser l’investissement privé à destination des Départements et Collectivités d’Outre-mer (DOM-COM).

Le principe est simple : les contribuables français financent la construction de logements sociaux ou investissent dans du matériel industriel neuf ultramarin.

En retour, ceux-ci bénéficient d’une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 60 000 euros, dès l’année de souscription.

Cet avantage fiscal est conditionné à la location du bien financé durant 5 ans à un exploitant local. Au terme du bail, le bien est définitivement cédé au locataire ultramarin. Au final, ce dernier aura acquis le bien pour un coût environ 25% en dessous de sa valeur sur le marché local.

Girardin industriel ou Girardin Social ?

Le régime fiscal instauré par la loi Girardin a pour objet d’accorder une aide fiscale au titre de la réalisation d’investissements dans les secteurs considérés comme prioritaires pour le développement économique, énergétique et social des Départements et Collectivités d’Outre-mer.

Il existe deux types de Girardin.

  • Le Girardin Industriel investit, comme son nom l’indique, dans du matériel industriel ultramarin. Le matériel financé par le contribuable doit impérativement être exploité par des habitants ultra marins pendant au moins 5 ans.
  • Le Girardin Social investit dans la construction de logements sociaux dans les Départements et Collectivités d’Outre-mer.

Girardin : comment ça marche ?

La spécificité du Girardin est qu’il s’agit d’un investissement « one shot » ou à fonds perdus, dont la seule rentabilité pour l’investisseur réside dans la réduction d‘impôt obtenue. En effet, vous ne toucherez aucun loyer et ne retrouverez pas votre investissement initial.

A l’issue de la période de location, les logements sociaux ou le matériel industriel sont revendus au prix d’un euro symbolique à des organismes ultramarins.

En contrepartie, vous obtenez dès l’année de votre souscription une réduction d’impôt pouvant atteindre 120% du montant investi.

A titre d’exemple : en 2019, vous investissez 10.000 euros dans un Girardin. L’année suivante, l’Etat vous accorde une réduction d’impôt de 12.000 euros. En quelques mois, vous obtenez donc un gain de 2.000 euros.

En comparaison, le levier fiscal pour un investissement dans des PME est bien inférieur. Si vous investissez la même somme dans un FCPI, vous obtenez une réduction d’impôt de 1.800 euros (18%). En revanche, vous pouvez espérer retrouver le capital investi lors de la clôture du FCPI, quelques années plus tard.

Bien entendu, cela explique l’engouement de nombreux contribuables pour le Girardin. D’après le leader du marché, 75% des clients renouvellent leur souscription chaque année !

Un investissement hors plafonnement des niches fiscales

Avantage important : le Girardin est hors plafonnement des niches fiscales de 10.000 euros. Il est en effet soumis à un plafond spécifique de 18.000 euros. Mieux, le plafond retenu pour le Girardin est le montant net de rétrocession au locataire.

Dans le cadre d’un Girardin industriel, la réduction peut ainsi atteindre 52.941 euros pour les projets industriels supérieurs à 250.000 euros. En effet, l’investissement est retenu à hauteur de 34% dans le plafond des niches fiscales (ce qui correspond donc bien à 18.000 euros nets de rétrocession locataire).

La réduction d’impôt acquise au titre des investissements en Girardin logement social peut quant à elle atteindre 60.000 euros. Elle est en effet retenue à hauteur de 30% dans le plafond des niches fiscales.

Trop beau pour être vrai ?

Cette niche est tellement offensive qu’elle pose la question du risque pris. Et dans le cadre du Girardin, il s’agit d’un risque juridique.

Si le projet social ou industriel ne respecte pas les critères de la loi Girardin, l’Etat peut en effet demander au contribuable de rembourser l’avantage fiscal accordé. De la même manière, le contribuable peut se voir contraint de le rembourser si un problème majeur survient pendant la période de location de 5 ans.

Afin de couvrir ce risque juridique, il est possible d’investir dans des Girardins qui ont reçu un agrément de l’administration fiscale. Certains dispositifs sont par ailleurs proposés avec des assurances, qui permettent également d’être couverts. Dans tous les cas, il est essentiel de faire appel à une société de référence dans le Girardin.

Comment souscrire ?

Souscrire à un Girardin est très simple et peut même être réalisé 100% en ligne avec un conseiller. Cet investissement est accessible à partir de 2.500 euros d’impôt.

Intéressé(e) ? n’hésitez pas à contacter nos conseillers, qui vérifieront l’adéquation de cet investissement avec votre situation fiscale et patrimoniale et vous permettront d’investir dans les meilleures conditions.

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