De nombreuses solutions permettent de placer de l’argent tout en réduisant son impôt et ce, à partir de quelques milliers d’euros investis.

A titre d’exemple, un couple marié avec un enfant, 70.000€ de revenus et 6.087€ d’impôt peut annuler totalement cet impôt en investissant :
  • 5.000€ dans un Groupement Foncier Forestier (18% de réduction d’impôt soit 900€ d’économie)
  • 4.715€ dans un Girardin industriel avec garanties (110% de réduction d’impôt soit 5.187€ d’économie !)

Mais attention ! Les produits de défiscalisation présentent un risque de perte en capital et l’investissement est bloqué pendant plusieurs années : si vous ne respectez pas le délais requis, vous devrez ainsi rembourser l’avantage fiscal obtenu ! Il est donc essentiel de vous assurer que ces investissements ne représentent pas une part trop importante de votre patrimoine et que vous pouvez bloquer l’argent pendant la durée minimum fixée.

Vous êtes prêt(e) à investir ? Voici un tour d’horizon de 8 solutions fiscalement avantageuses !

> A noter : toutes ces solutions sont issues de notre simulateur de réductions d’impôts.

1. Investir dans la forêt avec le GFF

La forêt est un investissement en vogue, porteur de valeurs et décorrélé des fluctuations des marchés financiers ! Souvent transmise lors d’un héritage, la forêt peut également servir de placement financier à l’épargnant soucieux de diversifier son patrimoine. Pour investir dans la forêt, vous pouvez acheter des parcelles en direct ou souscrire à des parts de Groupements Fonciers Forestiers (GFF). Un GFF est un placement collectif qui permet d’investir dans la forêt en devenant associé d’une société qui gère un ou plusieurs massifs forestiers.

Les revenus du GFF sont issus des ventes de coupes de bois, ainsi que des loyers de la chasse et de la pêche. Net de frais de gestion, le rendement distribué aux investisseurs est de l’ordre de 1,5% par an. En incluant la variation des parts, la performance globale des Groupements Fonciers Forestiers a été sur les 10 dernières années de l’ordre de 4% par an.

En investissant dans un GFF, vous pouvez réduire votre impôt sur le revenu de 18% du montant investi. Cet avantage est plafonné à 9.000€ pour un célibataire et à 18.000€ pour un couple (soit 50.000€ d’investissement maximum pour célibataire et 100.0000€ pour un couple). Cet investissement étant soumis au plafonnement global des niches fiscales de
10.000€, la part dépassant ce plafond peut être reportée sur les 4 années suivantes.

Autre avantage non négligeable : votre investissement dans la forêt peut sortir en grande partie de votre patrimoine taxable lors d’une succession (un abattement de 75% peut en effet être appliqué sous certaines conditions).

2. Soutenir des PME avec les FCPI, le FIP Corse et le FIP Outre Mer

Si vous souhaitez réduire vos impôts tout en investissant dans des PME ou dans des startups innovantes, les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation) et les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) sont faits pour vous !

Les FCPI et les FIP sont des fonds qui investissent au moins 60% des sommes collectées dans des PME respectant des conditions particulières. Les FCPI ciblent ainsi des PME innovantes, employant moins de 2.000 salariés, soumises à l’impôt sur les sociétés et ayant leur siège situé dans l’espace économique européen, en Norvège ou en Islande. Les FIP investissent dans des PME non cotées situées dans 4 régions limitrophes et employant moins de 250 salariés, dont au moins 10% dans des jeunes entreprises de moins de 5 ans. Les 40% (maximum) restants peuvent être investis librement par le gestionnaire (actions, obligations…).

Ces fonds vous permettent donc de soutenir le tissu économique de notre pays tout en réduisant votre impôt de 18% du montant investi. Mieux, le FIP Corse et le FIP Outre Mer bénéficient d’un statut particulier qui permet d’obtenir une réduction d’impôt de 38%.

La réduction d’impôt est plafonnée à 2.160€ pour une personne seule et à 4.320€ pour un couple, sauf pour les FIP Corse et Outre Mer, dont la réduction est plafonnée à 4.560€ pour un célibataire et à 9.120€ pour un couple. L’investissement maximum conseillé est donc de 12.000€ pour un célibataire et de 24.000€ pour un couple.

Attention toutefois, ces dispositifs sont risqués puisque vous investissez principalement dans des sociétés en développement !

Bon à savoir : Si vous investissez directement dans le capital d’une PME (d’un proche ou via une plateforme de crowdfunding), vous pouvez également sous conditions bénéficier de cette réduction d’impôts.

3. Soutenir le cinéma et l’audiovisuel avec les SOFICA

Vous êtes passionné(e) par les films Français aux scénarios bien ficelés… et parfois difficiles à suivre ? Les Sociétés pour le Financement du Cinéma et de l’Audiovisuel (SOFICA) vont vous séduire ! Les SOFICA constituent des sociétés d’investissement destinées à la collecte de fonds consacrés exclusivement au financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques agréées par le CNC (Centre National de la Cinématographie).

En souscrivant au capital d’une SOFICA, vous soutenez la production cinématographique de notre pays, au moins 80% des sommes collectées devant être investies dans des œuvres réalisées en langue française.

Jusqu’en 2016, les SOFICA ouvraient droit à une réduction d’impôt plafonnée à 36% du montant investi. Depuis 2017, ce taux maximum a été porté à 48%, sous réserve que la société bénéficiaire de la souscription respecte certaines conditions d’investissement. L’investissement dans des SOFICA est limité à 18.000€ ou à 25% du revenu net global
de l’investisseur. Avec le nouveau taux de 48%, l’avantage fiscal obtenu peut donc atteindre 8.640€, au lieu de 6.480€ jusqu’en 2016 (avec le taux plafonné à 36%).

Autre avantage, la réduction d’impôt obtenue est prise en compte dans un plafond global des niches fiscales spécifique de 18.000€ (contre 10.000€ pour la plupart des niches fiscales) !

A noter : les SOFICA présentent un risque de perte en capital élevé et la rentabilité de ce produit tient avant tout à l’avantage fiscal accordé. Il s’agit donc d’un investissement plaisir !

4. Investir outre-mer avec le Girardin

La loi Girardin permet de soutenir le développement économique des départements et collectivités d’outre-mer. Ce dispositif consiste à financer l’investissement dans des matériels industriels neufs (Girardin Industriel) et dans des logements sociaux neufs (Girardin Social).

Cette niche fiscale est très particulière : elle procure une réduction d’impôt supérieure au montant investi mais, en contrepartie, l’investisseur ne récupère par ses fonds. Il s’agit donc d’un investissement « one shot ». A titre d’exemple, un particulier qui investit 10.000€ dans un Girardin Industriel à 110% fin 2017 peut obtenir une réduction d’impôt de 11.000€ en 2018. Ainsi, le gain obtenu sera de 10% en quelques mois. L’investisseur n’obtiendra en revanche pas d’autres revenus de cet investissement.

Comme les SOFICA, le Girardin est pris en compte dans un plafond spécifique de 18.000€. Cependant, le montant retenu dans ce plafond va de 30% (Girardin Social) à 44% (Girardin Industriel) du montant investi. Pour un Girardin Social, la réduction d’impôt peut donc atteindre jusqu’à 60.000€.

Attention : ce dispositif a parfois rencontré des problèmes juridiques compte tenu de projets industriels qui n’ont pas abouti. Il est ainsi arrivé que l’avantage fiscal accordé soit remis en cause par les services fiscaux. Il est donc essentiel de se tourner vers des sociétés de gestion réputées et de privilégier les Girardin qui proposent une assurance
contre ce risque juridique.

5. Préparer votre retraite avec le PERP

En complément de votre couverture retraite obligatoire, vous pouvez souscrire à un Plan d’Épargne Retraite Populaire (PERP) qui vous permettra, lors de votre départ à la retraite, de disposer d’un revenu supplémentaire régulier.

Le PERP est un investissement accessible à partir de quelques centaines d’euros et il est possible de mettre en place des versements réguliers afin d’épargner progressivement pour sa retraite.

Comme une assurance vie, l’épargne peut être investie sur des fonds en euros à capital garanti ou sur des unités de compte (fonds, ETF, SCPI…).

Lors du départ à la retraite, l’épargne accumulée est reversée progressivement à l’épargnant, sous forme de rente viagère. Elle peut également être récupérée directement sous forme d’un capital, mais à hauteur de 20% uniquement.

Les versements sur un PERP sont déductibles des revenus imposables, dans la limite de 10% du Plafond annuel de la Sécurité Sociale (soit 3.861€ pour les versements effectués en 2017), ou de 10% des revenus professionnels de l’année précédente, plafonnés à 30.892€ en 2017, si ce montant est plus important. En fonction de votre taux marginal
d’imposition, la réduction obtenue peut ainsi atteindre 45% des montants versés.

Attention : en contrepartie de cet avantage, l’épargne est bloquée jusqu’au départ à la retraite, sauf cas exceptionnels (décès du conjoint, expiration des droits aux allocations chômage…).

Le PERP est donc particulièrement recommandé pour les contribuables ayant une imposition élevée et ceux qui se rapprochent de la retraite. Bonne nouvelle : cette réduction n’est pas intégrée au plafonnement des niches fiscales de 10.000€.

6. Investir dans l’immobilier ancien avec la loi Malraux

Si vous appréciez la pierre et souhaitez investir dans des immeubles anciens de caractère, la loi Malraux est faite pour vous ! En achetant et en rénovant un bien situé dans un Site Patrimonial Remarquable (SPR), vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le montant des travaux réalisés.

Cette réduction d’impôt est de 30% pour les immeubles situés dans les sites patrimoniaux remarquables dotés d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé et de 22% pour ceux dotés d’un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine.

Avantage non négligeable, le Malraux n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales : le montant des dépenses éligibles à la réduction d’impôt est en effet soumis à une limite globale de 400.000€ sur 4 ans par foyer fiscal. L’économie d’impôt peut ainsi atteindre 120.000€.

Pour pouvoir profiter de cette réduction d’impôt, le bien doit toutefois être conservé et loué nu pendant une durée de neuf ans minimum. Par rapport à la loi Pinel, il est intéressant de noter qu’aucun plafond de loyer n’est imposé dans le cadre de la loi Malraux.

Les programmes Malraux sont assez nombreux en France, mais il faut privilégier ceux dont les travaux ont commencé pour défiscaliser dès cette année.

Bon à savoir : vous pouvez investir en direct mais également via des SCPI Malraux (Sociétés Civiles de Placement en Immobilier), qui sont accessibles à partir de 10.000€ et prennent en charge les contraintes de gestion.

7. Investir dans l’immobilier neuf avec la loi Pinel

La loi Pinel est un investissement dans l’immobilier locatif neuf offrant à l’investisseur une réduction d’impôt pouvant atteindre 21% du montant investi. Cette réduction dépend de la durée de la location :

  • 12% de réduction d’impôt pour 6 années de détention (2% par an)
  • 18% de réduction d’impôt pour 9 années de détention (2% par an)
  • 21% de réduction d’impôt pour 12 années de détention (2% par an pendant les 9 premières années puis 1% par an pendant les 3 dernières années)

Le dispositif Pinel peut concerner 2 achats de logement maximum, avec une limite annuelle d’investissement de 300.000€. La réduction d’impôt peut ainsi atteindre 63.000€ sur 12 ans.

Pour pouvoir bénéficier de la réduction d’impôt, le bien doit être situé dans une zone éligible, le dispositif Pinel ciblant la construction de logements neufs dans les zones tendues du territoire, c’est-à-dire là où l’offre immobilière locative est insuffisante. Le propriétaire doit également s’engager à respecter des plafonds de loyers et de ressources du locataire. Enfin, il est possible, sous certaines conditions, de louer à un ascendant ou un descendant qui ne fait pas partir du foyer fiscal du propriétaire.

Bon à savoir : de la même manière que pour le Malraux, vous pouvez investir via des SCPI Pinel, qui sont accessibles à partir de quelques milliers d’euros et prennent en charge les contraintes de gestion.

8. Investir dans l’immobilier à rénover avec le déficit foncier

Si vous avez des revenus fonciers imposables, générer du déficit foncier en investissant dans de l’immobilier à rénover peut représenter un moyen particulièrement efficace pour réduire votre impôt.

Un déficit foncier est généré quand les charges d’un bien immobilier (travaux de réparation ou d’entretien, charges de copropriété…) sont plus élevées que les revenus issus de ce bien. Le déficit foncier est directement déductible des revenus fonciers imposables et peut ensuite être déductible du revenu global du contribuable, hors intérêts d’emprunt, dans la limite de 10.700€, à condition que le bien soit loué jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit l’imputation du déficit.

Le surplus éventuel ainsi que la fraction du déficit résultant des intérêts d’emprunts sont imputables sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Les revenus fonciers étant soumis aux prélèvements sociaux et au barême progressif de l’impôt sur le revenu, la réduction d’impôt obtenue grâce à un déficit foncier peut ainsi atteindre 62,2% (45% d’impôt et 17,2% de prélèvements sociaux) !

Gros avantage de ce dispositif : il n’est pas soumis au plafonnement global des niches fiscales de 10.000€ de réduction d’impôt par an.

Si vous ne détenez pas de bien nécessitant des travaux importants, il est aujourd’hui possible d’investir dans des SCPI en déficit foncier, à partir de 5.000€, qui investissent dans des biens immobiliers à rénover et présentent un déficit. La réduction obtenue peut alors atteindre jusqu’à 32% de l’investissement (puisqu’une part seulement de l’investissement est dédiée aux travaux).

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